lundi 30 mars 2009
Le Conseil Régional du Centre soutient ses Universités
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Lettre au Président de la République
Si vous le désirez, vous pouvez envoyer une lettre au Président de la République afin de lui exprimer clairement le malaise ressenti par l'ensemble de la Communauté Universitaire dont vous faites partie. Vous pouvez vous inspirer du modèle suivant, l'imprimer et l'envoyer sous enveloppe NON TIMBREE à l'adresse suivante :
Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
____________________________________________________________
Monsieur le Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
____________________________________________________________
IUT de Tours
29 rue du pont Volant
37082 Tours Cedex2
Tours, le 30 mars 2009
Monsieur le Président de la République,
Je suis, comme plusieurs dizaines de milliers d'enseignants-chercheurs, doctorants, enseignants, BIATOS, étudiants, mobilisé depuis plusieurs semaines contre votre politique de mépris vis-à-vis du monde universitaire et de la recherche fondamentale en France, et pour demander le retrait des décrets sur le statut des enseignants-chercheurs, sur la "mastérisation" des concours de l'enseignement, sur le contrat doctoral, demander le rétablissement des postes supprimés dans l'université en 2009, une re-négociation complète de la loi LRU et une amélioration du statut d'étudiant. Dans ce cadre je suis particulièrement inquiet pour l’avenir des IUT qui sans budget (fonctionnement et personnels) fléché et assuré à long terme ne pourront plus remplir leur mission.
De plus, j’ai été choqué de vous entendre vous en prendre le 22 janvier 2009 à la qualité de la recherche française. Il me semble que dénigrer l’élément essentiel qu’est la recherche pour l’avenir du pays est une approche risquée.
La mobilisation sans précédent à laquelle je participe n'a provoqué de la part de vos ministres que mépris et mensonges.
En tant que citoyen de la République Française, j'attends que vous interveniez directement et que vous usiez de toute votre autorité pour faire retirer les décrets et lois concernés. Tant que cela n'aura pas été fait, nous resterons mobilisés, nous continuerons à sortir dans la rue, toutes les semaines pour des manifestations massives et tous les jours pour des actions ponctuelles. Nous ne vous laisserons aucun repos tant que nous n'aurons pas obtenu satisfaction.
L’université et la recherche méritent une réforme, comme les personnels et étudiants des universités et organismes de recherche la réclament. Mais une réforme qui soit cohérente, concrète, qui prenne tous les problèmes en compte, menée en concertation avec TOUS LES ACTEURS DU SECTEUR.
Arrêtons le mépris et l'idéologie et réfléchissons à l'avenir. En guise de conclusion, citons Jean de Lattre de Tassigny : « ce n'est pas en améliorant une absurdité qu'on prouve une certaine intelligence, c'est en la supprimant »
En l'attente d'une réaction responsable de votre part, je vous prie de bien vouloir recevoir, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments républicains.
29 rue du pont Volant
37082 Tours Cedex2
Tours, le 30 mars 2009
Monsieur le Président de la République,
Je suis, comme plusieurs dizaines de milliers d'enseignants-chercheurs, doctorants, enseignants, BIATOS, étudiants, mobilisé depuis plusieurs semaines contre votre politique de mépris vis-à-vis du monde universitaire et de la recherche fondamentale en France, et pour demander le retrait des décrets sur le statut des enseignants-chercheurs, sur la "mastérisation" des concours de l'enseignement, sur le contrat doctoral, demander le rétablissement des postes supprimés dans l'université en 2009, une re-négociation complète de la loi LRU et une amélioration du statut d'étudiant. Dans ce cadre je suis particulièrement inquiet pour l’avenir des IUT qui sans budget (fonctionnement et personnels) fléché et assuré à long terme ne pourront plus remplir leur mission.
De plus, j’ai été choqué de vous entendre vous en prendre le 22 janvier 2009 à la qualité de la recherche française. Il me semble que dénigrer l’élément essentiel qu’est la recherche pour l’avenir du pays est une approche risquée.
La mobilisation sans précédent à laquelle je participe n'a provoqué de la part de vos ministres que mépris et mensonges.
En tant que citoyen de la République Française, j'attends que vous interveniez directement et que vous usiez de toute votre autorité pour faire retirer les décrets et lois concernés. Tant que cela n'aura pas été fait, nous resterons mobilisés, nous continuerons à sortir dans la rue, toutes les semaines pour des manifestations massives et tous les jours pour des actions ponctuelles. Nous ne vous laisserons aucun repos tant que nous n'aurons pas obtenu satisfaction.
L’université et la recherche méritent une réforme, comme les personnels et étudiants des universités et organismes de recherche la réclament. Mais une réforme qui soit cohérente, concrète, qui prenne tous les problèmes en compte, menée en concertation avec TOUS LES ACTEURS DU SECTEUR.
Arrêtons le mépris et l'idéologie et réfléchissons à l'avenir. En guise de conclusion, citons Jean de Lattre de Tassigny : « ce n'est pas en améliorant une absurdité qu'on prouve une certaine intelligence, c'est en la supprimant »
En l'attente d'une réaction responsable de votre part, je vous prie de bien vouloir recevoir, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments républicains.
samedi 28 mars 2009
Rien n'est réglé ! Nous sommes toujours loin du compte ! Démissionnons le 5 Mai !
Communiqué transmis à l’issue de la réunion de la Coordination nationale des IUT du 27 mars 2009 à l’IUT du Mans :
Rien n’est réglé, nous sommes toujours loin du compte. En convergence avec les revendications exprimées par les Coordinations Nationales des Universités, nous constatons toujours que les réformes en cours mettent en danger l’Université et notamment les IUT. L’Assemblée Générale extraordinaire des Directeurs d’IUT du 20 mars, réunie à Cachan, n’a pas levé nos inquiétudes sur l’avenir des IUT et leur pérennité. Nous désapprouvons totalement la stratégie de l’ADIUT qui considère la circulaire comme une étape suffisante dans le contexte actuel pour garantir les moyens des IUT. Elle se contente d’un simple calendrier “de vigilance” sans fléchage à l’horizon mai-juin 2009. Cette position est une négation du rapport de force aujourd’hui instauré après une lutte de plusieurs mois.
Ainsi, ne pas remettre en cause la logique de SYMPA, basée sur une répartition des moyens et non sur les besoins, c’est prendre le risque de subir les contraintes budgétaires imposées aux universités et à terme perdre les moyens qu’impose le cadre actuel du DUT en contenu et en nombre d’heures.
Dans cette perspective, la future négociation des Contrats d’Objectifs et de Moyens entre les Directeurs d’IUT et les Présidents d’Universités nous paraît être un exercice plus qu’hasardeux, d’autant plus que la circulaire acte que les directeurs d’IUT ne sont plus que des ordonnateurs secondaires.
Par ailleurs, la CNP-IUT s’insurge contre le communiqué provocateur de l’UNPIUT appelant « à cesser la grève et à reprendre les enseignements », et dénonce son rôle disproportionné dans les négociations actuelles.
Pour ces raisons, la CNP-IUT continue de demander :
Intentions de démissions : procédure de mise en œuvre
Un compte à été créé pour comptabiliser les intentions de démissions. Il est demandé aux collègues ayant l’intention de démissionner de se positionner et d’envoyer un courriel informant de leur intention de démission à l’adresse suivante: mailto:iut.demission@gmail.com
Le corps du message devra contenir :
- Etablissement
- Nom Prénom
- Fonction concernée par la démission
- Courriel
- Téléphone
Nous vous informerons tout au long de la procédure de l’avancée du nombre d’intentions de démissions. En fonction du nombre d’intentions comptabilisées, un mot d’ordre sera lancé pour une démission synchronisée le 5 Mai.
Rien n’est réglé, nous sommes toujours loin du compte. En convergence avec les revendications exprimées par les Coordinations Nationales des Universités, nous constatons toujours que les réformes en cours mettent en danger l’Université et notamment les IUT. L’Assemblée Générale extraordinaire des Directeurs d’IUT du 20 mars, réunie à Cachan, n’a pas levé nos inquiétudes sur l’avenir des IUT et leur pérennité. Nous désapprouvons totalement la stratégie de l’ADIUT qui considère la circulaire comme une étape suffisante dans le contexte actuel pour garantir les moyens des IUT. Elle se contente d’un simple calendrier “de vigilance” sans fléchage à l’horizon mai-juin 2009. Cette position est une négation du rapport de force aujourd’hui instauré après une lutte de plusieurs mois.
Ainsi, ne pas remettre en cause la logique de SYMPA, basée sur une répartition des moyens et non sur les besoins, c’est prendre le risque de subir les contraintes budgétaires imposées aux universités et à terme perdre les moyens qu’impose le cadre actuel du DUT en contenu et en nombre d’heures.
Dans cette perspective, la future négociation des Contrats d’Objectifs et de Moyens entre les Directeurs d’IUT et les Présidents d’Universités nous paraît être un exercice plus qu’hasardeux, d’autant plus que la circulaire acte que les directeurs d’IUT ne sont plus que des ordonnateurs secondaires.
Par ailleurs, la CNP-IUT s’insurge contre le communiqué provocateur de l’UNPIUT appelant « à cesser la grève et à reprendre les enseignements », et dénonce son rôle disproportionné dans les négociations actuelles.
Pour ces raisons, la CNP-IUT continue de demander :
- un décret garantissant les missions des IUT qu’ils accomplissent depuis plus de 40 ans dans un cadre de diplômes nationaux.
- le maintien des moyens financiers et du personnel de manière pérenne au-delà de 2010, passant par un fléchage national par le ministère des moyens financiers (DGF, droits d’inscription, contrat d’établissement, taxe d’apprentissage, formation continue…) et des postes de personnels BIATOSS et enseignants.
- la mise en place d’un système de dotation des établissements, pour toutes les composantes de l’Université, basé sur les besoins.
En conséquence la CNP-IUT appelle l’ensemble des personnels d’IUT :
- à démissionner des responsabilités administratives et pédagogiques au 5 mai 2009, sans se décharger sur le personnel Biatoss. Pour cela, nous invitons le personnel à se pré-positionner d’ici le 3 avril (procédure de mise en œuvre annexée).
- à porter les revendications des IUT lors des manifestations universitaires du 2 avril, notamment celle des BIATOSS et ITA, et lors des actions fixées par la coordination nationale des universités.
- à poursuivre et amplifier par tout moyen utile le mouvement de contestation engagé dans les universités.
- à utiliser comme tribune les Conseils d’IUT (vote de motion de soutien, financement de l’ADIUT et de l’UNPIUT…)
- à organiser des coordinations régionales des IUT
Fait au Mans le 27 Mars 2009. La CNP-IUT.
———————————————————————————————————————–Intentions de démissions : procédure de mise en œuvre
Un compte à été créé pour comptabiliser les intentions de démissions. Il est demandé aux collègues ayant l’intention de démissionner de se positionner et d’envoyer un courriel informant de leur intention de démission à l’adresse suivante: mailto:iut.demission@gmail.com
Le corps du message devra contenir :
- Etablissement
- Nom Prénom
- Fonction concernée par la démission
- Courriel
- Téléphone
Nous vous informerons tout au long de la procédure de l’avancée du nombre d’intentions de démissions. En fonction du nombre d’intentions comptabilisées, un mot d’ordre sera lancé pour une démission synchronisée le 5 Mai.
Défendez votre Université !
Essayez le lancer de chaussure... et défendez votre université dans le "Classement de Sandales" !
Un bilan édifiant sur l’impact des réformes en cours pour les BIATOSS
En cliquant sur le titre, vous trouverez un bilan réalisé par le collectif des personnels mobilisés de l'université Lyon 2
Un bilan édifiant sur l’impact des réformes en cours pour le CROUS et la vie étudiante
En cliquant sur le titre, vous trouverez un bilan réalisé par le collectif des personnels mobilisés de l'université Lyon 2
jeudi 26 mars 2009
Ce soir, la Sorbonne est libre....
Message diffusé depuis l'intérieur de la Sorbonne, par les personnels qui l'occupent pacifiquement depuis ce matin...
Ce soir, 26 mars 2009, la Sorbonne est libre. La Sorbonne, libérée par ceux à qui elle appartient depuis toujours, par ceux qui sont l'université, enseignants, chercheurs, BIATOSS, étudiants, affirme son indépendance à l'égard de toutes les pressions, du pouvoir politique, des forces de l'argent, de tous les contrôles, de toutes les répressions. Ici, depuis cette salle consacrée à la mémoire de l'historien Marc Bloch, nous lançons un appel à la résistance, contre tous ceux qui veulent enfermer l'enseignement supérieur et la recherche dans le carcan du profit à courte vue et de la logique marchande, contre des projets gouvernementaux qui dénaturent nos métiers, qui dévoient nos missions, qui compromettent l'avenir de toute une génération.
Solidaires avec nos collègues en désobéissance de l'enseignement primaire, avec les lycéens et professeurs qui refusent les suppressions de postes dans l'enseignement secondaire, avec les
chercheurs qui occupent en ce moment la direction du CNRS, avec tous nos collègues en lutte dans les IUT, dans les IUFM, dans les universités de France et d'Europe, nous affirmons que, de la maternelle à l'université, la production et la transmission du savoir constituent le bien le plus précieux d'une société, parce qu'ils sont gages d'avenir.
La Sorbonne doit être ouverte à toute la communauté universitaire et le Rectorat, comme la police, qui menacent le libre accès au Savoir et les libertés fondamentales, doivent s'en aller. Nous sommes pacifiques, nous sommes déterminés, nous resterons dans ces bâtiments
où nous sommes chez nous, nous invitons tous les universitaires à nous y rejoindre pour en faire ce que la Sorbonne doit être : un lieu de liberté et de dialogue.
Les Occupants de la Sorbonne
Paris, le 26 Mars 2009.
Ce soir, 26 mars 2009, la Sorbonne est libre. La Sorbonne, libérée par ceux à qui elle appartient depuis toujours, par ceux qui sont l'université, enseignants, chercheurs, BIATOSS, étudiants, affirme son indépendance à l'égard de toutes les pressions, du pouvoir politique, des forces de l'argent, de tous les contrôles, de toutes les répressions. Ici, depuis cette salle consacrée à la mémoire de l'historien Marc Bloch, nous lançons un appel à la résistance, contre tous ceux qui veulent enfermer l'enseignement supérieur et la recherche dans le carcan du profit à courte vue et de la logique marchande, contre des projets gouvernementaux qui dénaturent nos métiers, qui dévoient nos missions, qui compromettent l'avenir de toute une génération.
Solidaires avec nos collègues en désobéissance de l'enseignement primaire, avec les lycéens et professeurs qui refusent les suppressions de postes dans l'enseignement secondaire, avec les
chercheurs qui occupent en ce moment la direction du CNRS, avec tous nos collègues en lutte dans les IUT, dans les IUFM, dans les universités de France et d'Europe, nous affirmons que, de la maternelle à l'université, la production et la transmission du savoir constituent le bien le plus précieux d'une société, parce qu'ils sont gages d'avenir.
La Sorbonne doit être ouverte à toute la communauté universitaire et le Rectorat, comme la police, qui menacent le libre accès au Savoir et les libertés fondamentales, doivent s'en aller. Nous sommes pacifiques, nous sommes déterminés, nous resterons dans ces bâtiments
où nous sommes chez nous, nous invitons tous les universitaires à nous y rejoindre pour en faire ce que la Sorbonne doit être : un lieu de liberté et de dialogue.
Les Occupants de la Sorbonne
Paris, le 26 Mars 2009.
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